Yassine Saber
Ils étaient 1.195 intermédiaires d’assurances agréées en 2009. Aujourd’hui, ils ont franchi le cap des 1.600 agences sans compter les bureaux directs, soit une augmentation de 25% durant les trois dernières années. C’est dire l’évolution qu’a connue récemment le nombre des agences d’assurances mandatées au Maroc. L’Union marocaine des agents généraux d’assurances (UMAG), qui compte dans ses rangs quelque 354 agents, a initié en fin de semaine, à la Chambre de commerce, d’industrie et des services d'Agadir, son premier road-show régional relatif à la refonte du livre IV de la loi 17/99 portant code des assurances et réglementant la profession de l’intermédiaire. Cette rencontre à laquelle ont été conviés près de 40 agents représentant plusieurs compagnies d’assurances a permis de présenter une synthèse réalisée par le bureau national de l’UMAG sur certains articles qui menacent, selon l’entité organisatrice, le métier de l’agent d’assurances. En effet, la Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS), en sa qualité d’administration de tutelle, a présenté au comité d’administration et d’organisation, tenu le 26 juin 2013, le projet de loi pour la refonte du livre précité. L’UMAG en tant qu’association professionnelle a demandé un moratoire de 5 mois pour apporter ses rectifications à cette loi. Dans ce sens, plusieurs articles qui ne correspondent pas, selon l’UMAG, au développement du marché de la distribution, mais aussi à la protection des intérêts des agents d’assurances ont été soulignés. C’est le cas de l’article n°289, qui fait allusion au mode de distribution à distance. L’introduction de la vente par internet menace, selon l’UMAG, l’activité de l’agent d’assurances. Outre l’introduction officielle de la notion du «Bureau direct» dans le projet de loi, plus précisément l’article n°290, l’UMAG a demandé la refonte de l’article 291 qui ne mentionne pas les recouvrements et qui exclut tout autre type de commission, notamment de gestion. S’agissant de l’article 294, l’UMAG a également mis l’accent sur le verrouillage du traité de la nomination, en l’occurrence la question de son élaboration par la compagnie d’assurances et la déclaration des primes sans mentionner les volumes impayés. La possibilité donnée dans l’article n°302 aux courtiers d’assurances d’ouvrir des succursales est également pointée du doigt par l’UMAG. Selon les participants à cette rencontre, l’extension du réseau des intermédiaires pour une «proximité» avec le client se fait d’une façon plutôt anarchique et sans critères rigoureux d’implantation géographique. Cela constitue un risque pour le marché des assurances avec la pénalisation de la rentabilité des agences via la baisse de leur marge de manœuvre. De plus, le niveau de formation exigé par l’accès à la profession a été abordé, notamment à travers l’article 295 qui décrit les conditions d’octroi de l’agrément. L’UMAG exige, dans ses propositions de rectification, l’intégration du type de diplôme (public ou privé) avec un cursus académique approprié conjugué à une expérience professionnelle probante. D’autres questions ont également été abordées lors de ce road-show. Parmi elles figurent la succession en cas de défaillance ou de décès de l’agent, ainsi que la possibilité d’être actionnaire ou associé dans une agence autre que sa mandante.
Ils étaient 1.195 intermédiaires d’assurances agréées en 2009. Aujourd’hui, ils ont franchi le cap des 1.600 agences sans compter les bureaux directs, soit une augmentation de 25% durant les trois dernières années. C’est dire l’évolution qu’a connue récemment le nombre des agences d’assurances mandatées au Maroc. L’Union marocaine des agents généraux d’assurances (UMAG), qui compte dans ses rangs quelque 354 agents, a initié en fin de semaine, à la Chambre de commerce, d’industrie et des services d'Agadir, son premier road-show régional relatif à la refonte du livre IV de la loi 17/99 portant code des assurances et réglementant la profession de l’intermédiaire. Cette rencontre à laquelle ont été conviés près de 40 agents représentant plusieurs compagnies d’assurances a permis de présenter une synthèse réalisée par le bureau national de l’UMAG sur certains articles qui menacent, selon l’entité organisatrice, le métier de l’agent d’assurances. En effet, la Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS), en sa qualité d’administration de tutelle, a présenté au comité d’administration et d’organisation, tenu le 26 juin 2013, le projet de loi pour la refonte du livre précité. L’UMAG en tant qu’association professionnelle a demandé un moratoire de 5 mois pour apporter ses rectifications à cette loi. Dans ce sens, plusieurs articles qui ne correspondent pas, selon l’UMAG, au développement du marché de la distribution, mais aussi à la protection des intérêts des agents d’assurances ont été soulignés. C’est le cas de l’article n°289, qui fait allusion au mode de distribution à distance. L’introduction de la vente par internet menace, selon l’UMAG, l’activité de l’agent d’assurances. Outre l’introduction officielle de la notion du «Bureau direct» dans le projet de loi, plus précisément l’article n°290, l’UMAG a demandé la refonte de l’article 291 qui ne mentionne pas les recouvrements et qui exclut tout autre type de commission, notamment de gestion. S’agissant de l’article 294, l’UMAG a également mis l’accent sur le verrouillage du traité de la nomination, en l’occurrence la question de son élaboration par la compagnie d’assurances et la déclaration des primes sans mentionner les volumes impayés. La possibilité donnée dans l’article n°302 aux courtiers d’assurances d’ouvrir des succursales est également pointée du doigt par l’UMAG. Selon les participants à cette rencontre, l’extension du réseau des intermédiaires pour une «proximité» avec le client se fait d’une façon plutôt anarchique et sans critères rigoureux d’implantation géographique. Cela constitue un risque pour le marché des assurances avec la pénalisation de la rentabilité des agences via la baisse de leur marge de manœuvre. De plus, le niveau de formation exigé par l’accès à la profession a été abordé, notamment à travers l’article 295 qui décrit les conditions d’octroi de l’agrément. L’UMAG exige, dans ses propositions de rectification, l’intégration du type de diplôme (public ou privé) avec un cursus académique approprié conjugué à une expérience professionnelle probante. D’autres questions ont également été abordées lors de ce road-show. Parmi elles figurent la succession en cas de défaillance ou de décès de l’agent, ainsi que la possibilité d’être actionnaire ou associé dans une agence autre que sa mandante.

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