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الأربعاء، 21 مايو 2014

Ouarzazate/cinéma : L’aérien pénalise les affaires,


par Yassine SABER, LES ECO
La plupart des sociétés de production cinématographique opérant à Ouarzazate sont obligées d’atterrir, pour des raisons économiques, à l’aéroport de Marrakech. Cette situation impacte la compétitivité de la destination et entraîne un coût supplémentaire pour la production.

Après une phase de ralentissement, les perspectives de reprise liées aux tournages de films se confirment à Ouarzazate. Toutefois, la problématique de l’aérien pèse toujours sur la «mecque du cinéma» et favorise son isolement. En dépit de la signature de l’accord de partenariat au mois de décembre 2013 entre le ministère de l’Équipement et du transport, celui de l’Économie et des finances, la Direction régionale des collectivités locales (DGCL), le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa (CRSMD) et Royal Air Maroc (RAM), les professionnels avaient espoir quant à l’amélioration de ce volet, mais voilà que six mois ont passé sans une mise en application de cet accord en raison du retard afférent au déblocage des fonds. «Alors que d’autres destinations marocaines ont été desservies grâce au renforcement des lignes internes,  Ouarzazate reste encore confrontée à cette problématique épineuse de l’aérien sur le plan touristique, mais aussi cinématographique», s'afflige Zoubir Bouhout, directeur du Conseil provincial du tourisme (CPT) de Ouarzazate. Aujourd’hui, la plupart des sociétés opérant à Ouarzazate pour des productions américaines et anglaises sont obligées d’atterrir pour des raisons économiques à l’aéroport de Marrakech, le plus souvent exploité, pour se rendre dans la ville des Kasbahs via des navettes. Selon la société de production «K Films», qui prévoit deux tournages en juin et la réalisation d’un studio cinématographique, cette situation impacte la compétitivité de la destination et entraîne un coût supplémentaire pour la production, notamment en termes de modalités d’hébergement et de transport. D’une durée d’un an, renouvelable par tacite reconduction, l’accord précité a stipulé un engagement de la RAM pour l’exploitation de la liaison Casa-Ouarzazate à raison de 7 vols hebdomadaires au lieu de 5 fréquentations, dont 2 vols destinés à Zagora, à bord d’appareils de modèle boeing 737 ou ATR 72, selon les jours de mise en service, moyennant un cofinancement des partenaires. En effet, cette ligne accusait un déficit de l’ordre de 14 MDH. À cet égard, le coût annuel de la subvention frôlera le montant de 17,2 MDH. Dans le détail, le déficit de cette liaison sera couvert à hauteur de 42,8% par l’équipement, soit une valeur réelle de plus de 7,4 MDH par an, tandis que 40,5% seront couverts par la DGCL (7 MDH) et 16,5%, soit plus de 2,8 MDH par le Conseil régional SMD. L’appui destiné à cette liaison sera comptabilisé en fonction du taux de remplissage réalisé. 

Bien gérer la subvention

La subvention sera versée totalement si le taux est inférieur à 63,5% tandis qu’il sera proportionnel s’il atteint 90%. Par contre, la subvention ne sera pas versée si le taux dépasse un remplissage égal à 90,1%. Dans un souci de bonne mise en œuvre de cet accord, un comité de pilotage et de suivi présidé par la Wilaya de la région du Souss-Massa-Drâa a été mis en place afin d’assurer le suivi opérationnel et l’évaluation des performances des clauses convenues.

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